« Pourquoi vous nous refusez ?”: ce que montre le « testing » de SOS racisme

Face à une extrême-droite de plus en plus invasive et des méthodes sélectives liberticides envers les personnes racisées, l’association SOS Racisme tire la sonnette d’alarme.

Black Lives Matter et SOS Racisme : des discriminations ethno-raciales toujours présentes

Aujourd’hui, l’extension du mouvement Black Lives Matter et la médiatisation accrue des discriminations ethno-raciales n’ont pas enrayé, ni même réduit, les actes de rejet et les tendances oppressives. Face aux injures racistes, à la ségrégation socio-spatiale, la ghettoïsation de certains quartiers, l’enclavement de certaines communautés, aux violences policières et au profilage racial, l’association SOS Racisme en est venue au développement d’un testing sans faille.

Un contexte excluant et marginalisant : une “classification ethnique” à bannir

L’exclusion sociale des personnes racisées implique une forme d’élitisme liée à l’appartenance ethnique. Cette hiérarchie, intériorisée ou ouvertement reconnue par certains partis ou groupuscules, est dénoncée par SOS Racisme. L’association commence par dénoncer le racisme structurel ancré dans notre société et rend dicible la réalité sociale du racisme depuis 1984, trop longtemps banalisée et déconsidérée. Elle a été fondée dans un contexte édifiant de luttes ethno-raciales, avec notamment la Marche Pour l’Egalité et Contre le Racisme (15 octobre 1983 au 3 décembre 1983), première manifestation nationale du genre en France.

SOS Racisme : une création contre le contexte politique du Front National

Association pourtant à contre-courant de l’émergence politique du Front National en France illustrée la même année par les élections municipales de Dreux, le FN remporte son premier succès avec 16% des voix au premier tour, en faisant un événement médiatique d’une grande ampleur. SOS Racisme voit parallèlement son nombre d’adhérents augmenter (8000 en 2015), notamment par le biais d’une voix médiatique antiraciste qui étend son influence.

Une voix médiatique engagée et un taux d’adhérents significatif d’une lutte antiraciste impactante

L’usage croissant des réseaux sociaux et l’enracinement des médias dans notre sphère sociétale ont été le tremplin de la diffusion du combat de SOS Racisme. Son émergence a marqué la concrétisation d’une nouvelle approche antiraciste, malgré l’apparition du débat sur l’immigration en 1970 : mais c’est par cette ambiguïté des voix sociétales que le combat a justement trouvé son ancrage.

Un désir insatiable d’égalité face à la voracité zemmouriste

Aujourd’hui, la libération des voix est donc indéniablement liée à ce désir insatiable d’égalité de la part des militants dans un contexte chaotique de voracité zemmouriste.

Mais jusqu’où ira cette voracité zemmouriste ?

Le crescendo de l’extrême-droite et l’hostilité envers SOS Racisme

Le 5 décembre 2021, après avoir été criblés de coups au meeting d’Eric Zemmour, les militants de SOS Racisme ne se sont pas pliés à la tentative de muselage. Dora, militante de SOS racisme, témoigne dans les pages de Libération :

“L’idée, c’était d’être présent. Il s’agissait de faire entendre notre voix, en dissonance totale avec les discours, les slogans «On est chez nous !» Nous étions pacifiques.”

SOS Racisme : un combat qui continue

Malgré ces altercations, SOS Racisme est loin de se soumettre au mutisme que voudraient instaurer les supporters de Zemmour.

Les moyens d’expression de l’équipe zemmouriste sont-ils démocratiques ?

C’est ce que nous tentons encore de comprendre à l’heure actuelle.

Multiculturalisme et mot d’ordre de SOS Racisme : “Touche pas à mon pote !”

Pour cela, le multiculturalisme de SOS Racisme nous insuffle un seul mot d’ordre : “Touche pas à mon pote !”